Heureux Parisiens

Non seulement vous allez pouvoir nous rendre visite les vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 au salon de l’Autre livre, espace des Blancs-Manteaux, à Paris, mais en plus, vous pourrez, le même samedi 15, à 15 heures, voir au cinéma l’Arlequin l’ultime film d’Alexei Guerman, Il est difficile d’être un dieu. On aurait dû vous en parler il y a quelques semaines, après sa projection dans le cadre de l’Étrange festival. L’occasion est trop belle aujourd’hui pour ne pas la rater, le film repassant dans le cadre d’une semaine du cinéma russe à Paris fort riche, de surcroît. Adapté d’une novella des frères Strougatski, Il est difficile d’être un dieu est une expérience cinématographique d’une folle et incroyable plénitude, un bain de boue et de lumière qui vous fera oublier toutes les niaiseries dont le marché du film vous accable. Après l’erratique et flamboyant Khroustaliov, ma voiture, Guerman a mis plus de dix ans à tourner et à monter cette œuvre de plus de trois heures qui plonge le spectateur dans la vie pourrissante d’une planète moyenâgeuse dont les dieux fragiles sont des explorateurs venus de la Terre. Roumata, l’une de ces divinités, aime, se baffre et se bat dans ces bas-fonds sans issue où il lui est interdit de tuer. Film artisanal, patient, taillé dans l’épaisseur des dix ans de sa genèse, Il est difficile d’être un dieu ressemble, malgré ses apparences bien russes — ses femmes-enfants pâles et rebelles, ses barbus en haillons, ses fous aux yeux révulsés — aux panoramas de Bosch, charnels, ironiques, monstrueux. Courez le voir samedi. (Il sort officiellement au printemps 2015 en France). guerman

Fièvres d’automne

Et tandis que le numéro 25 s’élabore dans la fébrilité et l’angoisse, les rendez-vous de fin d’année se mettent en place. Nous serons comme d’habitude à l’Autre Livre, du 14 au 16 novembre 2014 (Espace des Blancs-Manteaux, Paris), au salon du livre de Pau le week-end suivant (21 au 23 novembre), au Sel de Sèvres le 13 décembre et à la librairie éphémère de la Halle-Saint-Pierre (Paris) en fin d’année, pour vos cadeaux de Noël. Nous vous concoctons aussi quelques charmants volumes, mais le démon de la procrastination et son cruel allié Saturne étant deux féroces adversaires, ça va prendre un peu de… hum, temps.

Avoir le Visage vert (et bien d’autres choses) à Bourges

Et voilà ! Nous sommes désormais, grâce à Hélène Solomonidis, présents à la Galerie Incertaine qu’elle vient d’ouvrir à Bourges. Ce qu’elle dit gentiment sur nous : «Découvrez un mélange de textes anciens et modernes de la littérature fantastique, anthologies, romans — et la superbe revue qui ne déçoit jamais ses lecteurs.» Lesquels peuvent s’attendre à un très beau numéro 25, qu’ils pourront découvrir non seulement à Bourges, mais aussi à Paris, dans les meilleures librairies, au salon de l’Autre livre et à Sèvres, dont nous vous indiquerons prochainement les dates.

En attendant, direction Bourges, où le Visage est en excellente compagnie (ah ! Dystopia !) :

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Pour en savoir plus sur la Galerie : hop !

True detective et vraie déception

On attendait les 8 épisodes de cette première saison de True detective avec trépidation. Solides acteurs (Woody Harrelson et Matthew McConaughey) et musique de T Bone Burnett, il y avait déjà de quoi faire briller les yeux. Et puis, et puis : cette enquête menée en Louisiane par deux inspecteurs de la police de l’état (les huit épisodes, c’est à noter, constituent une série complète) citait abondamment Le Roi en jaune, de Robert W. Chambers, un auteur que le Visage vert affectionne particulièrement. Et, nous disait-on, le scénariste avait lu Ligotti ! Après sept heures et des poussières de survol du bayou, de roulements d’yeux d’un Woody Harrelson par ailleurs très convaincant et de tirades philosophiques débitées d’une voix caverneuse par un McConaughey tout aussi excellent , la déception pourtant est grande. L’horreur cosmique ne montre que très, très rarement le bout de son tentacule dans ce long récit télévisé, ce qui laisse un peu de place au déjà vu. Une pincée de Twin Peaks (scènes de nuit), pas mal de Massacre à la tronçonneuse (les taudis du sud profond, où tout le monde est un peu incestueux, hein, forcément), du Red Riding Trilogy en prime, des visuels faussement crasseux (ah, Se7en), des photos quasi subliminales de saturnales campagnardes à la Charles Fréger, une direction artistique qui louche sur Hipstamatic, lumière vernie et verts surchargés… Zut. True detective, saison 1, en dépit de ses beaux atours, n’est qu’une énième enquête sur des meurtres en série chez les bouseux (qui doivent en avoir un peu assez de jouer les détraqués de feuilleton). Le roi en jaune ici n’est qu’un masque que l’épisode final, aux dix dernières minutes franchement grotesques, fait tomber sans élégance. Allez savoir pourquoi, tout cela donne envie de revoir le Faust de Sokourov.

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Les joies du Marché

C’est la semaine prochaine ! Le Visage vert sera présent stand 104 (avec L’OEil d’or et Notes de Nuit) du Marché de la poésie, comme d’habitude. Cette année, c’est du 11 au 15 juin…

On le sait depuis (au moins) Gérard de Nerval, poètes et fantastiqueurs ont des sources communes. Le Visage vert est donc ravi de se retrouver, pour la… Oh, sixième ou septième année sous les marronniers de la place Saint-Sulpice. Content aussi d’avoir en voisins le camarade l’OEil d’or dont le catalogue est riche en fantastique, Notes de Nuit qui lui pique des traducteurs, et, stand 704, les amis du Black Herald (qui viennent de sortir un très beau recueil des poésies de Jos Roy, en français et en anglais dans une traduction de Blandine Longre et Paul Stubbs.)

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On trouvera également au Marché le Bathyscaphe, Le Bruit du Temps, Le Castor Astral, Chandeigne, le Chemin de fer, Héros Limite, Isolato, Le Murmure, le Nouvel Attila, L’Oie de Cravan et Ypsilon, entre autres.

Le 24 en juin ?

Si tout va bien, le numéro 24 du Visage vert sera des nôtres au Marché de la poésie (Paris, place Saint-Sulpice, 11 au 15 juin).

Et vous y découvrirez donc un merveilleux contenu donc voici le sommaire :

• « Marjorie Daw », une nouvelle de Thomas Bailey Aldrich (traduction Jean-Louis Corpron)

• « Le Serpent des airs », une nouvelle de William Page (traduction Anne-Sylvie Homassel), suivie d’un essai de Michel Meurger, « Jungles de l’air supérieur : la faune des fictions aéronautiques ».

• « Le Plus dangereux des jeux », une nouvelle de Richard Connell, précédé d’une présentation de Xavier Mauméjean (qui en signe également la traduction)

• « Ténèbres au Fleuve Noir : le détective des fantômes », un essai de François Ducos

• Et pour finir, « Le Visionnaire », une nouvelle de Rudolf Lindau (adapté de l’allemand par l’auteur).

Un Finlay pour patienter en beauté :

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Printemps 14

Nous ne sommes pas morts ! Le numéro 24 du Visage vert est en cours de bouclage et vous pourrez le découvrir à l’occasion de nos trois rendez-vous de juin : le désormais habituel Marché de la Poésie, à Paris, du mercredi 11 au dimanche 15 juin (nous partagerons un stand avec les amis de l’OEil d’or et de Notes de Nuit, avec les amis du Black Herald pas bien loin) ; le 21 juin chez Scylla, toujours à Paris (apéro et dédicace pour notre publication livre du semestre, Vivre sauvage dans les villes d’Anne-Sylvie Salzman et mise en valeur de la maison d’édition), et le 28 juin à la librairie Mollat, à Bordeaux : là, ce seront les Dystopiales de juin 2014 en version décentralisée, avec le Visage vert et… et… ET… Yves et Ada Rémy. Le bonheur, quoi.

Et un petit apéritif pour le n°24, donc :

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