Les Voitures qui ont mangé Paris

Le Paris des Voitures qui ont mangé Paris n’est pas, loin s’en faut, notre bien-aimée capitale (que ne grignote que très lentement les Vélibs). C’est, dans l’Australie des années 1970, un village fragile au fin fond des montagnes de Galles du Sud dont les habitants, tous droits sortis d’un conte à la Shirley Jackson, naufragent les automobilistes de passage. Hormis l’introduction (un couple à la mode et pourvu de tous les gadgets siglés de l’époque s’engage sur la piste fatale ; deux pauvres types les suivent bientôt, traînant, eux, leur chômage et leur minable caravane), tout se passe chez les Parisiens, demeurés dans tous les sens du terme, et dont le comportement varie sans cesse entre menaces vagues et affection suspecte. Le héros n’est guère plus brillant : c’est l’un des deux naufragés à la caravane, petit homme à la voix grêle qui cherche à survivre au chagrin et à l’étrangeté. Flotte sur le film un subtil décalage antipodique qu’on retrouve, trop appuyé, dans La dernière vague (les deux films sont réunis dans un coffret Peter Weir, aux Films de ma vie). Richard Chamberlain (hélas) y est un avocat entraîné malgré lui dans le dream time d’une tribu aborigène. L’extrême douceur de David Gulpilil sauve la mise…

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2 réponses à “Les Voitures qui ont mangé Paris

  1. Il y a aussi(et surtout) dans ce coffret le mystérieux Pique-nique à Hanging Rock, adapté du roman homonyme de l’Australienne Joan Lindsay paru en 1967. La fiche du film ici http://archive.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=197

  2. Au voleur ! Le film n’était pas dans mon coffret. Sinon, vous pensez bien…

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