Dites 34… 35… 36

1934, The black cat d’Edgar Ulmer convoque Bela Lugosi et Boris Karloff dans une étonnante demeure de verre et d’acier pour un duel à mort. Hjalmar Poelzig (Karloff) conserve dans les caves de sa maison des mortes sublimement préservées de la corruption, orchestre des orgies sataniques ; Vitus Werdegast (Lugosi) vient chercher auprès de cet « ami de vingt ans » vengeance, et trace de sa famille. Dans le train qui l’emmène vers cette confrontation, Werdegast passe la main, doucement, tendrement, dans les cheveux d’une jeune femme assoupie dans le compartiment, et l’on se souvient des amants sur la plage de Wannsee, héros du merveilleux Menschen am Sonntag, dont Ulmer fut en 1929 l’un des coréalisateurs. 

 1935, Mad love, de Karl Freund, adapte Les mains d’Orlac, de Maurice Renard, et donne à Peter Lorre son premier rôle aux Etats-Unis. Passionnément amoureux d’une actrice de grand-guignol, Yvonne, le docteur Gogol (Lorre), chirurgien de génie, voit s’interposer entre la belle et lui le mari de cette dernière, pianiste de renom. Le musicien est gravement blessé dans un accident de train et Gogol lui greffe les mains d’un étrangleur guillotiné (nous sommes à Paris). Et révère en sa sinistre demeure une statue de cire de l’actrice, dérobée aux coulisses du Théâtre de l’Horreur dont Yvonne était l’étoile. 

1936, The Devil-Doll, de Tod Browning. Lionel Barrymore y incarne un évadé du bagne revenu à Paris se venger des hommes qui l’ont fait à tort condamné et incarcéré. Il a en prison rencontré un savant fou qui réduit les être vivants, les privant du même coup de volonté propre. Paul Lavond (Barrymore) travesti en vieille femme, ouvre avec la veuve du savant fou, Malita (Rafaela Ottiano à la chevelure pie) une boutique de jouets et poupées, et envoie à ses ennemis de minuscules assassins.  

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2 réponses à “Dites 34… 35… 36

  1. Je ne connais que le dernier film cité qui m’avais beaucoup marqué comme nombre de films de Tod Browning. Cependant, une question me taraude: est-ce que ces films existent en DVD? Je crains que le ciné local ne le passe plus. Ceci dit, il y a la cinémathèque suisse pas très loin…

  2. EdWood, oui, ces films sont disponibles en DVD, The Black Cat en Angleterre (Second Sight) et les deux autres aux Etats-Unis (Warner, Legends of Horror).

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