Le polype n’a rien perdu de son éclat

La deuxième apparition à l’écran de Robert Benchley s’intitule La vie sexuelle du polype, et pour le plus grand plaisir des adorateurs du dit Benchley, on peut la retrouver aujourd’hui sur DVD, avec treize autres précieux court-métrages. Cette conférence sexuellement ambiguë date de 1928 : les femmes y portent l’uniforme des flappers, chapeau cloche et coupe au carré, et Benchley, encore jeune, l’œil embrumé et la moustache en croc délivre devant son auditoire exclusivement féminin un étrange rapport où il est question de Mary, jeune polype femelle adoptée par la famille Benchley, et accouplé à un polype mâle pêché aux Bahamas. Quelques années plus tard, les causeries superbement lymphatiques de Benchley mettront en scène un tranquille père de famille toujours à la limite de la disparition, un certain Doakes, tour à tour employé modèle, nouveau père, father of the bride et, dans le curieux Witness, héroïque citoyen déjouant les menées peu démocratique d’un bataillon d’enquêteurs proto-maccarthystes. Sans oublier le patron de la brigade des objets qui tuent (lacets, journaux, nœuds de cravate.). En bonus (le méritons-nous vraiment ?), Mr W’s Little Game, sans Benchley mais avec Alexander Woollcot, un de ses amis de l’Algonquin — huit minutes de sèche absurdité. 

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