Méliès, et les Mysterians

Depuis le 16 avril les Parisiens peuvent découvrir une jolie petite exposition au 7e étage de la Cinémathèque, qui retrace la carrière du magicien et cinéaste Méliès et donne à voir quelques-uns de ses films, dont l’irrésistible Cake-Walk infernal, dans lequel Méliès lui-même tient avec un entrain contagieux le rôle de Satan. Une salle entière est consacrée aux studios de Méliès à Montreuil — plans, photographies, maquette des lieux, y compris le modèle miniature du monstre des glaces héros d’À la conquête du Pôle Nord. L’on verra aussi nombre de photographies, d’objets de magie (Méliès racheta le théâtre de Robert Houdin et y présenta nombre d’illusions dont celle du Décapité récalcitrant, qui fascinait, paraît-il, le bourreau Deibler), de carnets de dessins, de costumes… Le tout dans une pénombre soyeuse qui fait de cette (trop courte) exposition un appendice, tout en continuité, de l’exposition permanente de la Cinémathèque, Passion Cinéma.

Outre l’exposition, la Cinémathèque propose des projections — cet après-midi à 16 heures (une quinzaine de courts-métrages regroupés sous le titre de Méliès l’enchanteur), et dimanche 25 mai (le fameux Voyage dans la Lune, Le Génie du Feu, Les 400 farces du Diable, L’Affaire Dreyfus). Mais aussi des conférences : jeudi 15 mai, Hervé Aubron, critique de cinéma, fera le lien entre Méliès et deux fratries américaines, les Coen et les Farrelly, sous le titre de « Comédies de la régression : l’infantilisme et le merveilleux » ; le 22 mai, Éric de Kuyper, de la Cinémathèque hollandaise, parlera de comique et de comédie. Et des publications : un somptueux catalogue, un coffret DVD regroupant 30 films remastérisés, un autre 15 films et deux documentaires, La Magie Méliès, de Jacques Mény et Le grand Méliès, du grand Georges Franju… Et même une promenade en ligne dans la tête de Méliès. 

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, la Cinémathèque présente, dans le cadre de ses soirées Cinéma Bis, Prisonnières des Martiens, de Inoshiro Honda, que d’aucuns connaissent sous son titre anglais, The Mysterians. Ce classique de la science-fiction poétique, dont Méliès n’aurait peut-être pas renié la parenté, est projeté ce vendredi 9 mai, à 20 heures. 

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