Nouveau symptôme

Mais aime-t-on encore le fantastique dans ce malheureux pays ? Nous chérissons José Corti, maison qui nous fit découvrir ces mondes, entre autres royaumes. Nous a donc particulièrement attiré l’œil cet après-midi, en librairie « L’araignée, elle sourit » d’Odilon Redon — qui grimaçait, la ténébreuse, sur une belle et grande couverture de chez Corti. Couverture que nous avons retournée, délicatement, pour lire ceci. « … Toutes [les] nouvelles [de Violet Hunt] témoignent de son originalité dans le traitement du fantastique et toutes ont une thématique commune : l’ironie du destin, la fragilité des choses humaines et les relations entre la vie et la mort. Après ce premier livre de Violet Hunt, Jacques Finné proposera un roman court (une novella) Les sœurs corses, centré sur une impitoyable vendetta, qui permettra de mesurer l’ampleur de cette écrivaine injustement oubliée. Tous les théoriciens du fantastique anglo-saxon la tiennent en haute estime : son fantastique débouche sur des considérations bien plus vastes que le fantastique traditionnel. » Et tant pis, n’est-ce pas, pour le fantastique traditionnel aux considérations si cruellement bornées — Mary Shelley, E.T.A. Hoffmann, James Hogg, Arthur Machen, Edgar Allan Poe, etc.   

2 réponses à “Nouveau symptôme

  1. Oui, c’est vrai que la dernière phrase n’est pas très bien tournée. Déjà on aurait attendu « des considérations bien plus vastes que CELLES du fantastique traditionnel. » Et en plus, on se demande bien ce que c’est que le fantastique traditionnel. Mais bon, une 4e de couverture n’a pas forcément vocation à dire les choses de manière précise, comme ce qui est dit à l’intérieur du livre…

  2. Je vais jeter un coup d’œil à ce qui est à l’intérieur du livre, François. J’aurais en effet préféré que la quatrième me donne envie de lire Violet Hunt, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle (et c’est pourtant le rôle d’une quatrième bien écrite). Ce qui m’ennuie avec ce genre de conclusion, comme avec Millet, comme — d’un certain point de vue — avec Vallet (il faut que je résiste au « Millet, Vallet, Finnet, même combat »…), c’est le vague mépris dans lequel, et pour des raisons entièrement indépendantes, ces auteurs et commentateurs tiennent au fond le fantastique.

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