La révolution est en marche

Amis du Visage vert, dans un peu plus de quinze jours vous saurez tout de nos destinées futures. Sans autre port d’attache que le nôtre — frêle Visage, dont les ancres ne s’arrimeront plus que dans les textes et les cerveaux des quelques affolés qui, depuis plus de 15 ans, font vivre ce monde parallèle — nous allons repartir seuls dans le chaos de l’édition française. Seuls ? Non, pas vraiment, cependant. Au cours des derniers mois, nous nous sommes faits des amis, des alliés, des compagnons de fortune. Le Sonneur, nos amies de la rue Saint-Romain — le franc-tireur Zaporoguel’Œil d’Or, valeureux combattant de la colline de Belleville — Zanzibar, erratique compagnon, rêveur en chef — Frédéric Cambourakis (oh ! Histoire d’une solitude, son pur chef d’œuvre !) — et ceux qui nous accompagnent et qui nous nourrissent de leur fol enthousiasme — lecteurs, amis, libraires… Last but not least, The Black Herald, poètes farouches à la visière levée, chantres d’une poétique coupante, à l’os… Et d’autres que n’effraient pas l’idée malade que le verbe est un organe vital, qu’il défie les contingences financières, qu’il rassemble les esprits, qu’il les exalte et qu’il les drogue pour les rendre non pas plus heureux mais plus lucides encore, plus hantés, plus rétifs. À quoi, à quel monde ? Nous n’en savons rien, nous qui construisons le nôtre avec les seuls mots.

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