No-genre’s-land

Nos amis du Black Herald publient le 5e numéro de leur revue — plus que jamais indispensable dans le paysage parfois bien douillet des revues de littérature en France. Ni mook ni jag, The Black Herald est fièrement éparpillé entre langues, époques et genre (une notion que l’un de ses deux créateurs, Paul Stubbs, détricote lestement dans son éditorial). Les lecteurs découvriront entre autres dans cette livraison un entretien inédit en français avec Emil Cioran, deux beaux textes classiques (Segalen sur Rimbaud, Charles Nodier sur la littérature) accompagnés de leur traduction en anglais ; deux fictions contemporaines qui raviront les amateurs de littérature insolite («Révolution», de Philippe Annocque, et «Bibliotaphia», d’Alistair Ian Blyth, qu’on aurait publié avec joie dans le Visage vert) ; un des plus beaux chapitres des Soldats de la mer, d’Yves et Ada Rémy, traduit en anglais par le talentueux Edward Gauvin ; les premières pages de Spleen, roman expressionniste et oublié de l’énigmatique Olive Moore — et nombre de textes poétiques (Stubbs, Levinson, Gascoyne, Bondy, Spittle et quelques autres) dont la plupart se tiennent dans ce no-genre’s land qui nous enchante.

En parallèle, Black Herald Press publie deux recueils, Cosmographia, de Blandine Longre, vertigineux exercice de pénétration des mystères de la chair par le seul verbe ; et les Dits des xhuxha’i, d’Anne-Sylvie Salzman.

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