Archives d’Auteur: ashoma

Un automne bien vert

Le Visage vert connaît cette année un mois de novembre joyeusement chargé. Nous serons au salon de la revue les 10, 11 et 12 novembre, à l’Autre livre les 17, 18 et 19 novembre (deux manifestations qui se tiennent à Paris, à l’espace des Blancs-Manteaux, dans le Marais) et, joies de l’ubiquité, au salon de Pau ces mêmes 17, 18 et 19 novembre et à Sèvres le 25 novembre. Outre nos deux nouveautés (Destination Cérès, superbe roman de Jean-Pierre Naugrette et Lovecraft au prisme de l’image, recueil d’essais compilés par Gilles Ménégaldo), nous aurons la joie de vous présenter le n°29 de la revue. Lecteurs, amis, abonnés, n’hésitez pas à passer nous voir. Et notez que depuis octobre, nous sommes distribués par nos amis de Dystopia, ce qui devrait nous rendre plus visibles en librairie…

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Fêtons la révolution Schwob !

Le Visage vert  n°29 est en vue ! Au sommaire, quelques merveilles :

• «L’Artefact de Herr Göring» d’Anders Fager, traduit du suédois par Carine Bruy (les lecteurs des Furies de Borås et de La Reine en jaune s’en régaleront, les autres découvriront un auteur insolent et singulier),
• la quatrième livraison de l’étude de Michel Meurger sur les loup-garous, «Du côté des loups», illustré par une nouvelle de George Fourest, «Le Loup-Garou»,
• Deux fictions contemporaines françaises, «La Date, d’Yves Letort et «Thanaphobos», de Nicolas Liau,
• la valeureuse anglo-saxonne de l’étape, «La Victime, de May Sinclair», traduction de Jean-Louis Corpron,
• et pour finir en beauté et en mystère, deux nouvelles de Marcel Schwob, «La Main de gloire», suivi d’un essai de Bruno Fabre et «La Maison close», suivi d’un essai d’Agnès Lhermitte.

Très prochainement dans les meilleures librairies, d’autant que nous sommes désormais distribués par Dystopia Workshop…

Le Visage vert, c’est la Porte des rêves.

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Mai, mort et résurrection

Amis du Visage vert, vous nous retrouverez comme tous les mois de juin au Marché de la poésie, en compagnie du Black Herald. Dates à venir ! En attendant, nous vous convions à deux soirées où vous pourrez découvrir le formidable travail de notre camarade LMG Névroplasticienne, Fosse commune. Qu’est-ce que Fosse commune ? Un recueil de 365 dessins illustrant des «courriers postaux testamentaires» envoyés par 365 vivants à LMG, à sa demande. À partir de ces textes où chacun imaginait sa mort, LMG a réalisé 365 œuvres — 365 morts si l’on veut —  monochromes et fascinantes, identifiés par les seules initiales et dates de naissance des expéditeurs. Les textes, qui ne sont pas repris dans Fosse commune, seront détruits lors d’une cérémonie publique.

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Si vous voulez découvrir quelques-unes des œuvres originales, vous procurer l’ouvrage, édité aux Âmes d’Atala et rencontrer LMG, artiste extraordinaire, deux dates : le 25 mai à Lille, à la Face B, 60 rue d’Esquermes à partir de 17 heures et le 3 juin à Paris, à la librairie Charybde, 129 rue de Charenton, à partir de 19 h 30 (rencontre agrémentée d’un intermède Libraire de la mort).

Le 28 est en marche

Chers amis et lecteurs du Visage vert, le numéro 28 part à l’impression dans quelques heures. En avant-première, le sommaire !

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• Perceval Landon, «Thurnley Abbey»
• Jean-Pierre Chambon, «Derrière les montagnes»
• François Ducos, «Détectives des Ténèbres :  Épouvante, SF et grande fantaisie (1930-1960)»
• Achillèas Kyriakìdis, «Vertigineuse rhapsodie»« Inénarrable» « Bonzaï » suivi d’un essai de son traducteur, Nicolas Pallier : «Kyriakìdis, ou l’épreuve du lecteur»
• Kirby Draycott, «Le Supplice de Goetz à la main de fer» suivi d’une étude de Michel Meurger, «Goetz de Berlichingen et l’horloge fatale»
• Lafcadio Hearn, «La Photographie spirite»
• Carl Weisflog, «Une journée à Batavia»
• G. Guitton-Le Rouge, «L’Impossible»

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On ne vous cachera pas la joie et l’impatience que nous avons de vous faire découvrir, après H. V. Chao, Livia Llewellyn, Michael Siefener ou Cristìan Vila Riquelme un auteur contemporain jusqu’ici inédit en français… Grâce en soit rendue aux traductrices et aux traducteurs — ici, donc, Nicolas Pallier — qui nous ont apportés ces textes.

 

Deux beautés chez l’Ogre

La jeune maison d’édition l’Ogre publie avec Ravive, de l’ami Romain Verger, son quinzième livre. Et comme elle n’a peur de rien, ce sont des nouvelles, que les lecteurs français «détestent» (banalité débitée tous les ans au moment de la rentrée littéraire : ici, bien évidemment, on n’y croit pas trop) et dont le Visage vert fait cependant son miel. Du reste nos lecteurs (nouvellophiles, eux) reconnaîtront dans les pages de Ravive «Le Château», paru dans le numéro 17 de la revue. Pour le reste, le recueil explore les recoins monstrueux de l’âme et du corps humains avec l’ardeur verbale et dévorante que l’on connaît à Romain Verger. Les poupées suintent, les corps se cousent et les oisillons meurent sous les talons du conte. Il n’est pas fortuit que ce livre-là ait, de l’aveu même de ses éditeurs, accompagné (sous forme de commande, puis de manuscrit, puis d’ouvrage fini et illustré), les deux premières années de l’Ogre.

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D’ogres et de massacres, il est question aussi dans Lumikko, de Pasi Ilmari Jääskeläinen (traduit du finnois par Martin Carayol) étonnant roman fantastique et policier au fil duquel une jeune professeur de littérature, Ella Milana, enquête sur les dessous étranges de la société d’auteurs qu’elle vient d’intégrer à la demande de la grande Lumikko, mythique auteur pour enfants (il faut imaginer une Tove Jansson à la puissance Rowling, ou l’inverse). Lumikko a le mauvais goût de disparaître sitôt Ella intronisée et cette dernière doit contraindre les autres écrivains de la société à se confier sur leur passé commun. Simultanément, les livres eux-mêmes tombent malades et leur contenu mute. Lumikko (lumineusement et agilement traduit) est inventif, truculent et traversé parfois de la tristesse qui pare les pays où le surnaturel se meurt.

 

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Et pour les treize autres titres de l’Ogre (et les cent à venir, espère-t-on), c’est par ici.

Des épitaphes sous le sapin

On l’a croisée il y a quelques années grâce à Francis Jammes. LMG Névroplasticienne avait réalisé l’une des illustrations des Cahiers Francis Jammes, publication dirigée par l’ami Mikaël Lugan. LMG (qui a par la suite travaillé pour quelques numéros du Visage vert) avait déjà lancé le colossal projet des Épitaphes. Pendant plus de quatre ans, elle a collecté des textes — 365, pour être précis. Il suffisait de bien vouloir lui raconter sa mort, à venir, espérée, crainte. Chaque texte a inspiré un dessin (après quoi, LMG les a rangés dans un joli cercueil en bois qu’elle compte faire incinérer, tenant ainsi la promesse faite aux futurs défunts des Épitaphes). Les 365 dessins vont être publiés dans un beau volume aux éditions Les Âmes d’Atala. Après, l’espère-t-on, un ultime effort de la foule déchaînée de ceux qui, comme nous, apprécient les entreprises folles et sombres. Parce que pour faire des beaux livres, il faut quand même un peu d’argent. Déjà 80 % des sous dans la boîte à douze jours de la fin. Ne pas faiblir ! Une seule destination : .

Et pour vous mettre l’eau du Styx à la bouche, cette mort-là, belle comme Nerval.

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Offrez des livres, il n’y a que ça de bien

Amis du Visage vert, encore trois belles semaines avant Noël. Pourquoi ne pas offrir des livres ? Vous en trouverez en abondance chez nos amis Scylla et Charybde, si vous êtes parisien ou apparenté — Scylla qui organise d’ailleurs son apéritif mensuel du 3 décembre à la librairie Millepages, à Vincennes. Venez, vous pourrez aussi rencontrer quelques auteurs d’Adar, la quatrième et dernière anthologie consacrée à Yirminadingrad, la ville inventée par Léo Henry et Jacques Mucchielli.

Charybde de son côté du détroit sera ouverte deux des dimanches du mois, les 11 et 18 décembre donc, pour un brunch / vente / bonnes conversations, de 11 à 19 heures.

Toujours pour les Parisiens (et apparentés), deux autres salons : celui de la BD à l’espace des Blancs-Manteaux, du 2 au 4 décembre. Et les Éternels FMR de la Halle-Saint-Pierre, du 5 au 18 décembre, où vous retrouverez (entre autres éditeurs) le Visage vert et sa belle nouveauté, Arthur Machen et l’art du hiéroglyphe, de Sophie Mantrant.

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