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Intermède grognon : de la littérature considérée comme la confiserie.

Les esprits observateurs l’auront remarqué : la métaphore culinaire est très appréciée du critique littéraire. Presque autant que sa grande sœur, la métaphore joaillère : c’est dire l’étendue du désastre. « Un vrai bonbon » fait ainsi concurrence au « petit bijou » (finement ciselé, la plupart du temps.)
Oh, bien sûr, ce n’est pas à n’importe quel ouvrage que cette ravageuse étiquette s’attache. Ni Machen, ni Mary Shelley, ni Poe (entre autres) ne se la virent collée aux basques. Non, elle s’accole en général à des œuvres courtes et civilisées — ou civilisables, à tort ou à raison. Des textes qui ne font ni peur ni mal — ou des textes dont on veut ignorer, par cette inepte métaphore, le pouvoir inquiétant. Lecteur, asseyez-vous, goûtez, c’est bon, hein ? Sucré. Mignon. Et c’est fait avec quoi ? Des mots ? Des phrases ? Des inquiétudes ? On s’en fiche un peu. Confisons, confisons. Que certains de ces textes soient du pur sucre, on n’en doute pas. À ce titre, ils ne nous intéressent guère. Que d’autres cachent bien leur jeu et que la dent du lecteur croque soudain sur une patte d’araignée (ou, pire encore, un petit bout de langage), c’est bien le moins. Ah, quel filou, ce critique : soit il a voulu nous surprendre, soit il n’a pas fini son dessert.

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Bon anniversaire, cher Edgar Allan.

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Non, Le Visage vert n’est pas au Salon du Livre…

Mais il s’incarnera en quelques-uns de ses aimables collaborateurs qui, habilement grimés, passeront voir des amis : Le Sonneur en T16, Asphalte en K83, Aux Forges de Vulcain en J47, Zulma en S41 et quelques autres. Il vous signale aussi qu’à l’occasion de la rétrospective Kyoshi Kurosawa à la Cinémathèque française, il va se décider à chroniquer l’indispensable Fantômes du cinéma japonais de Stéphane du Mesnildot (depuis six mois qu’il le promet). Et qu’en attendant la nouveauté de mars de la maison (Exit Vienna, de Jean-Pierre Naugrette), il vous invite très vivement à découvrir La trilogie babylonienne de Sébastien Doubinsky, que son auteur présentera le 22 mars à la librairie Scylla, à Paris : qu’on se le dise !